quarta-feira, 19 de agosto de 2026

O Homem sem Qualidades


 "O ser humano não consegue viver sem entusiasmo. Entusiasmo é o estado no qual todos os sentimentos e pensamentos têm o mesmo espírito. [...] a força desse entusiasmo é insopitável. Sentimentos e pensamentos ganham continuidade uns pelos outros, como um todo, precisam de certa forma seguir na mesma direção, arrebatar-se mutuamente. E com todos os meios, drogas, fantasias, sugestão, fé, convicção, muitas vezes apenas com a ajuda do efeito simplificado da burrice, cada ser humano trata de criar um estado parecido com isso. Acredita em ideias, não porque às vezes sejam verdadeiras, mas porque precisa acreditar. Porque precisa manter seus afetos em ordem. Através de uma ilusão, deve tapar o buraco entre as paredes de sua vida, pelo qual, de outro modo, seus sentimentos voariam aos quatro ventos." (O Homem sem Qualidades. Robert Musil)


domingo, 15 de março de 2026

On The Road. Jack Kerouac

 

«The night was getting more and more frantic. I wished Dean and Carlo were there-then I realized they'd be out of place and unhappy. They were like man with the dungeon stone and the gloom, rising from the underground, the sordid hipsters of America, a new beat generation that I was slowly joining.» On The Road. Jack Kerouac

quarta-feira, 4 de fevereiro de 2026

Verständnis

 

Temos que parar de julgar, a partir dos nossos desejos e preconceitos, e começar a analisar a complexidade dos fatos para chegar a conclusões mais próximas da realidade.

Wir müssen aufhören, nach unseren Wünschen und Vorurteilen zu urteilen, und stattdessen die Komplexität der Fakten analysieren, um zu Schlussfolgerungen zu gelangen, die der Realität näherkommen.

domingo, 1 de fevereiro de 2026

La Femme...


«Pendant la rapide saison où la femme reste en fleur, les caractères de sa beauté servent admirablement bien la dissimulation à laquelle sa faiblesse naturelle et nos lois sociales la condamnent. Sous le riche coloris de son visage frais, sous le feu de ses yeux, sous le réseau grâcieux de ses traits si fins, de tant de lignes multiplies, courbes ou droites, mais pures et parfaitement arrêtées, toutes ses émotions peuvent demeurer secrètes : la rougeur alors ne révèle rien en colorant encore des couleurs déjà si vives; tous les foyers intérieurs se mêlent alors si bien à la lumière de ces yeux flamboyants de vie, que la flamme passagère d’une souffrance n’y apparaît que comme une grâce de plus. Aussi rien n’est-il si discret qu’un jeune visage, parce que rien n’est plus immobile. La figure d’une jeune femme a le calme, le poli, la fraîcheur de la surface d’un lac. La physionomie des femmes ne commence qu’à trente ans. Jusqu’à cet âge le peintre ne trouve dans leurs visages que du rose et blanc, des sourrires et des expressions qui répètent une même pensée, pensée de jeunesse et d’amour, pensée uniforme et sans profondeur; mais, dans la vieillesse, tout chez la femme a parlé, les passions se sont incrustées sur son visage; elle a été amante, épouse, mères; les expressions les plus violentes de la joie et de la douleur ont fini par grimper, torturer ses traits, par s’y empreindre en mille rides, qui toutes ont un langage ; et une tête de femme devient alors sublime d’horreur, belle de mélacolie ou magnifique de calme; s’il est permis de poursuivre cette étrange métaphore, le lac desséché laisse voir alors les traces de tous les torrents qui l’ont produit; une tête de vieille femme n’appartient plus alors ni au monde qui, frivole, est effrayé d’y apercevoir la destruction de toutes les idées d'élégance auxquelles il est habitué, ni aux artistes vulgaires qui n’y découvrent rien; mais aux vrais poètes, à ceux qui ont le sentiment d’un beau indépendant de toutes les conventions sur lesquelles reposent tant de préjugés en fait d’art et de beauté.» (Honoré de Balzac. La Femme de Trente Ans)