segunda-feira, 12 de abril de 2021

Les Misérables : Victor Hugo (vol. IV)

 

"[...] la liberté est le sommet, l'égalité est la base." 

"La jeunesse est le sourire de l'avenir devant un inconnu qui est lui-même." 

"Ainsi de certains génies eux-mêmes, de certains Très-Hauts humains, des hommes astres, pourraient se tromper? Ce qui est là-haut, au faîte, au sommet, au zénith, ce qui envoie sur la terre tant de clarté, verrait peu, verrait mal, ne verrait pas?" 

"Il faut bien que quelqu'un soit pour les vaincus." 

"Et ce combat sans espérance, et cette disparition stoïque, ils l'acceptent pour amener à ses splendides et suprêmes conséquences universelles le magnifique mouvement humain irrésistiblement commencé le 14 de juillet 1789. [...] La révolution française est un geste de Dieu."

"Chose admirable, la poésie d'un peuple est l'élément de son progrès. La quantité de civilisation se mesure à la quantité d'imagination."

"L'esprit moderne, c'est le génie de la Grèce ayant pour véhicule le génie de l'Inde; Alexandre sur l'éléphant."

"La réapparition de la lumière est identique à la persistance du moi."

"[...] pour être superbe, [...] il suffit de donner sa vie pour une conviction ou pour une loyauté."

"La destinée a de certaines extrémités à pic sur l'impossible, et au delà desquelles la vie n'est plus qu'un précipice."

"Peut-être était-il au-dessus de la récompense, mais personne n'est au-dessus de la reconaissance."

"La nuit, oui; les ténèbres, non. Si l'on n'a pas de soleil, il faut en faire un."

"Aimer ou avoir aimé, cela suffit. Ne demandez rien ensuite. On n'a pas d'autre perle à trouver dans les plis ténèbreux de la vie. Aimer est un accomplissement."

"Beaucoup d'hommes ont ainsi un monstre secret, un mal qu'ils nourrissent, un dragon qui les ronge, un désespoir qui habite leur nuit."

(Les Misérables : Victor Hugo, vol. IV)

sábado, 27 de março de 2021

Redemoinho

        

                "O diabo na rua, no meio do redemoinho..." (Guimarães Rosa) 


Quando era menino em Coreaú, diziam que, se a gente ficasse de cabeça para baixo na frente de um redemoinho, via o cão dentro. Um dia resolvi fazer a experiência. Vi um redemoinho no campo de futebol do lado da barragem e plantei bananeira equilibrado num pilar. No começo não vi nada de estranho, apenas um redemoinho virado. Depois de um instante, bem no centro do redemoinho, consegui divisar uma silhueta disforme que um menino de dez anos acreditou ser o cão... 

Muitos anos depois, um enorme redemoinho percorre o mundo. Um redemoinho que traga pessoas e não as devolve mais. Aos milhares, aos milhões. Inicialmente, números frios e distantes; aos poucos pessoas conhecidas, da sua rua, seus amigos, seus parentes... O artista, o militante, o médico... Tantos velhinhos morrendo antes do tempo, tantos jovens ainda tão cheios de vida! Falta ar nos pulmões, sobram lágrimas nos olhos. O que dizer para aquele menino de doze anos que perdeu o pai, o tio e o avô? Quem agora vai com ele no estádio? 

O que dizer para aqueles que desdenham do cataclisma? O que dizer para aqueles que não se comovem diante da tragédia? O que dizer para aqueles que ainda não entenderam? Façam o seguinte: Fiquem de cabeça para baixo e encarem o redemoinho, o meio dele, lá vocês verão a silhueta estranha...

Les Misérables : Victor Hugo (vol. III)


"Le droit qui triomphe n'a nul besoin d'être violent." 

"La lutte du droit et du fait dure depuis l'origine des sociétés. Terminer le duel, amalgamer l'idée pure avec la réalité humaine, faire pénétrer pacifiquement le droit dans le fait et le fait dans le droit, voilà le travail des sages." 

"Or, pour nous, dans l'histoire où la bonté est la perle rare, qui a été bon passe presque avant qui a été grand." 

"Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. Une révolution est un retour du factice au réel. Elle est parce qu'il faut qu'elle soit." 

"Le partage égal abolit l'émulation. Et par conséquent le travail. C'est une répartition faite par le boucher, qui tue ce qu'il partage. Il est donc impossible de s'arrêter à ces prétendues solutions. Tuer la richesse, ce n'est pas la répartir." 

"Ils semblaient des barbares et ils étaient des sauveurs. Ils réclamaient la lumière avec le masque de la nuit." 

"Quant à nous, si nous étions forcés à l'option entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares. [...] Mais, grâce au ciel, un autre choix est possible." 

"La pensée est le labeur de l'intelligence, la rêverie en est la volupté. Remplacer la pensée par la rêverie, c'est confondre un poison avec une nourriture." 

"Cosette était dans son ombre, comme Marius dans la sienne, toute disposée pour l'embrasemente. La destinée, avec sa patience mystérieuse et fatale, approchait lentement l'un de l'autre ces deux êtres tout chargés et tout languissants des orageuses électricités de la passion, ces deux âmes qui portaient l'amour comme deux nuages portent la foudre, et qui devaient s'aborder et se mêler dans un regard comme les nuages dans un éclair." 

"La réduction de l'univers à un seul être, la dilatation d'un seul être jusqu'à Dieu, voilà l'amour." 

"L'amour est une respiration céleste de l'air du paradis." 

"[...] on commence à comprendre que, s'il peut y avoir de la force dans une chaudière, il ne peut y avoir de puissance que dans un cerveau; en d'autres termes, que ce qui mène et entraîne le monde, ce ne sont pas les locomotives, ce sont les idées. Attelez les locomotives aux idées, c'est bien; mais ne prenez pas le cheval pour le cavalier." 

"Connaît-on bien la montagne quand on ne connaît pas la caverne?" 

"L'histoire des mœurs et des idées pénètre l'histoire des évènements, et réciproquement." 

"L'homme n'est pas un cercle à un seul centre; c'est une ellipse à deux foyers. Les faits sont l'un, les idées sont l'autre." 

"La vraie division humaine est celle-ci: les lumineux et les ténébreux." 

"L'amour n'a point de moyen terme; ou il perd, ou il sauve." 

"Il vient une heure où protester ne suffit plus; après la philosophie il faut l'action; la vive force achève ce que l'idée a ébauché."

(Les Misérables : Victor Hugo, vol. III)

sexta-feira, 29 de janeiro de 2021

Um em pé, outro sentado!


Quando Deus, o Criadô

Fez o  homi e a muié

Uma coisa Ele mandô

E  foi muito bem mandado:

Pra um só fazê em pé

E o outro fazê sentado.

(Você sabe como é...)


No tempo de meu avô

Inda era tudo acertado

Os homi nunca sentô

Nem elas ficaro em pé

Respeitaro o combinado

Pois o povo tinha fé!

(E era muito inducado.)


De lá pra cá, meu sinhô

As coisa desarrumaro

Tem homi que já sentô

Tem uns querendo sentá

As muié  se alevantaro

E o mundo vai se acabá!

(Os padre inté já falaro!)


Menino, que estória essa

Um em pé, outro sentado?

É penitença, promessa?

Ou é  as necessidade?

Isso tá mal explicado!

Me diz  aí, ô cumpade!

(Que eu tô mei encabulado)


Apois num sabe o que é?

Pois eu já dô o motivo

O que nóis fazemo em pé

E as muié  faz é sentado?

É andar no coletivo

Quando ele tá lotado!

(Ufa, mais que alivo!)


(Ricardo Emílio Nogueira, Fortaleza, 29/01/2021)

quinta-feira, 31 de dezembro de 2020

quarta-feira, 30 de dezembro de 2020

Deutsche



Wir wünschen Ihnen auf alle Fälle viel Glück! Vielleicht treffen wir uns ja eines Tages in Deutschland auf der Straße? 

(O Alemão sem esforço. Assimil)

De humana natura

"Homo homini lupus" é uma expressão latina que significa "o homem é o lobo do homem", criada pelo dramaturgo romano Plautus (254-184 a.C.), em sua obra Asinaria, e depois popularizada por Thomas Hobbes, filósofo inglês do século XVII, na sua obra Do Cidadão. 
O homem é egoísta, interesseiro e perverso por natureza.

domingo, 27 de dezembro de 2020

Aves de Arribação :: Antônio Sales

 

"O noivo e a amante tinham-se ido em busca de climas mais amenos e propícios, fugindo de plaga em plaga, como aves de arribação, que voam livremente para onde as atraem as louçanias da primavera. E ela ficara ali, no fundo daquele triste lar povoado dos espectros dos seus sonhos, para ser um dia conduzida, mutilada d'alma, inútil para a vida, à cela fria de um claustro como uma inválida do amor..." (Aves de Arribação. Antônio Sales)

sábado, 19 de dezembro de 2020

Les Misérables : Victor Hugo (vol. II)


"Il la protégea et elle l'affermit. Grâce à lui, elle put marcher dans la vie; grâce à elle, il put continuer dans la vertu. Il fut le soutien de cet enfant et cet enfant fut son point d'appui. O mystère insondable et divin des équilibres de la destinée!"

"Sur le premier gobelet on lisait cette inscription: vin de singe, sur le deuxième: vin de lion, sur le troisième: vin de mouton, sur la quatrième: vin de cochon. Ces quatre légendes exprimaient les quatre degrés que descend l'ivrogne; la première ivresse, celle qui égaye; la deuxième, celle qui irrite; la troisième, celle qui hébète; la dernière, enfin, celle qui abrutit."

"Pas de vide dans le cœur humain. De certaines démolitions se font, et il est bon qu'elles se fassent, mais à la condition d'être suivies de reconstructions."

"Le passé a un visage, la superstition, et un masque, l'hypocrisie. Dénonçons le visage et arrachons le masque."

"Ce livre est un drame dont le premier personnage est l'infini. L'homme est le second."

"Le régime monacal, bon au début des civilisations, utile à produire la réduction de la brutalité par le spirituel, est mauvais à la virilité des peuples."

"Rêver la prolongation indéfinie des choses défuntes et le gouvernement des hommes par embaumement, restaurer les dogmes en mauvais état, redorer les châsses, recrépir les cloîtres, rebénir les reliquaires, remeubler les superstitions, ravitailler les fanatismes, remmancher les goupillons et les sabres, reconstituer le monachisme et le militarisme, croire au salut de la société par la multiplication des parasites, imposer le passé au présent, cela semble étrange. Il y a cependant des théoriciens pour ces théories-là. Ces théoriciens, gens d’esprit d’ailleurs, ont un procédé bien simple, ils appliquent sur le passé un enduit qu’ils appellent ordre social, droit divin, morale, famille, respect des aïeux, autorité antique, tradition sainte, légitimité, religion; et ils vont criant: – Voyez! prenez ceci, honnêtes gens. – Cette logique était connue des anciens. Les aruspices la pratiquaient. Ils frottaient de craie une génisse noire, et disaient: Elle est blanche. Bos cretatus."

"[...] c'est une des fatalités de l'humanité d'être condamnée à l'éternel combat des fântomes."

"Ne retirons rien à l’esprit humain; supprimer est mauvais. Il faut réformer et transformer. Certaines facultés de l’homme sont dirigées vers l’Inconnu; la pensée, la rêverie, la prière. L’Inconnu est un océan. Qu’est-ce que la conscience? C’est la boussole de l’Inconnu. Pensée, rêverie, prière, ce sont là de grands rayonnements mystérieux. Respectons-les. Où vont ces irradiations majestueuses de l’âme? à l’ombre; c’est-à-dire à la lumière. 
La grandeur de la démocratie, c’est de ne rien nier et de ne rien renier de l’humanité. Près du droit de l’Homme, au moins à côté, il y a le droit de l’Âme. 
Écraser les fanatismes et vénérer l’infini, telle est la loi. Ne nous bornons pas à nous prosterner sous l’arbre Création, et à contempler ses immenses branchages pleins d’astres. Nous avons un devoir: travailler à l’âme humaine, défendre le mystère contre le miracle, adorer l’incompréhensible et rejeter l’absurde, n’admettre, en fait d’inexplicable, que le nécessaire, assainir la croyance, ôter les superstitions de dessus la religion; écheniller Dieu."

"Nier la volonté de l'infini, c'est-à-dire Dieu, cela ne se peut qu'à la condition de nier l'infini."

"Le cri: Audace! est un Fiat lux. Il faut, pour la marche en avant du genre humain, qu’il y ait sur les sommets, en permanence, de fières leçons de courage. Les témérités éblouissent l’histoire et sont une des grandes clartés de l’homme. L'aurore ose quand elle se lève. Tenter, braver, persister, persévérer, s’être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu’elle nous fait, tantôt affronter la puissance injuste, tantô, insulter la victoire ivre, tenir bon, tenir tête; voilà l'exemple dont les peuples ont besoin, et la lumière qui les électrise."

"Il n'avait pas de gîte, pas de pain, pas de feu, pas d'amour; mais il était joyeux parce qu'il était libre."

"Je fais peu de cas de la victoire. Rien n'est stupide comme vaincre; la vraie gloire est convaincre."

"Dans ces aspirations, bien plus que dans les idées composées, raisonnées et coordonées, on peut retrouver le vrai caractère de chaque homme. Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux. Chacun rêve l'inconnu et l'impossible selon sa nature."

"Les ténèbres, ces sombres couveuses du christianisme primitif, n'attendaient qu'une occasion pour faire explosion sous les Césars et pour inonder le genre humain de lumière. [...] Tout lave commence par être nuit. Les catacombes, où s'est dite la première messe, n'étaint pas seulement la cave de Rome, elles étaient le souterrain du monde." 

(Les Misérables : Victor Hugo, vol. II)

segunda-feira, 30 de novembro de 2020

domingo, 29 de novembro de 2020

Memória de papel


A maior parte de todo o saber humano, em cada um dos seus gêneros, existe apenas no papel, nos livros, nessa memória de papel da humanidade. Apenas uma pequena parte está realmente viva, a cada momento dado, em algumas cabeças. Trata-se de uma conseqüência sobretudo da brevidade e da incerteza da vida, mas também da indolência e da busca de prazer por parte dos homens. Cada geração que passa rapidamente alcança, de todo o saber humano, somente aquilo de que ela precisa. Em seguida desaparece. A maioria dos eruditos é muito superficial. Segue-se, cheia de esperanças, uma nova geração que não sabe nada e tem de aprender tudo desde o início; de novo ela apanha aquilo que consegue ou aquilo de que pode precisar em sua curta viagem, depois desaparece igualmente. Assim, que desgraça seria para o saber humano se não houvesse escrita e imprensa! As bibliotecas são a única memória permanente e segura da espécie humana, cujos membros particulares só possuem uma memória muito limitada e imperfeita. É por isso que a maioria dos eruditos resiste tanto a deixar que seus conhecimentos sejam examinados, tendo o mesmo comportamento dos comerciantes em relação a seus registros de vendas. (A arte de escrever. Schopenhauer)

quarta-feira, 25 de novembro de 2020

domingo, 22 de novembro de 2020

Drummond x Nietzsche

                        

                                                   A Ingaia Ciência

A madureza, essa terrível prenda
que alguém nos dá, raptando-nos, com ela,
todo sabor gratuito de oferenda
sob a glacialidade de uma estela,

a madureza vê, posto que a venda
interrompa a surpresa da janela,
o círculo vazio, onde se estenda,
e que o mundo converte numa cela.

A madureza sabe o preço exato
dos amores, dos ócios, dos quebrantos,
e nada pode contra sua ciência

e nem contra si mesma. O agudo olfato,
o agudo olhar, a mão, livre de encantos,
se destroem no sonho da existência.

Carlos Drummond de Andrade